samedi, février 24, 2007

TEA-BIRDS, FLYING BIRDS & WEIRD BIRDS

























Où l'on commencera léger... par exemple en vous redirigeant vers un blog chiffon de lumière, vitaminé uniquement à base de photographies de jeunes filles buvant une tasse de thé...


Tea Birds



Pour poursuivre sur une autre série de photos que le bobo à plumes s'empresserait de libeller "vintage", collection de posters et clichés d'hotesses de l'air des années 50 à aujourd'hui.


Fly me to the moon



Et conclure avec notre marotte du moment, les perversions japonaises.
Oubliez Mai 68, la France ne tient décidement pas le haut du pavé en matière de libération sexuelle mes frères, et mes soeurs, et ce soir le vaisseau mère Casablancasylum vous le prouvera en vous déposant une fois encore sur les côtes sismiques de l'île aux shintoïstes.
Tokyo, heure de pointe, les portes du métro se referment sur l'habitacle saturé, un homme, assis, parcours un hentaï.

Soudainement son regard s'illumine, un dessin un peu trop réaliste certaineemnt, il tire alors de sa poche une petite culotte qu'il renifle rapidement et range immédiatement. Quoi qu'est ce qu'on a écrit? Quelquechose qui ne va pas lecteur? Fallait s'en tenir au teabirds...


Car au Japon, mes frères et mes soeurs, la pratique est commune. On trouve même dans toutes les grandes villes des boutiques spécialisées, dans la vente de sous-vêtement de jeune filles déjà portés et vendu dans des sacs en plastiques transparents : les Burusera



Et si le déficit de l'économie libidinale de notre homme rivalise encore avec celui de la bourse de NYC au lendemain du 11 septembre, il pourra toujours pousser la porte du premier No-pan Kissa

, dans lequel une serveuse nue sous sa mini-jupe trottinera sur un sol en miroir pour venir lui apporter un café... qu'il paiera, celà s'entend, un peu plus cher que dans le troquet du coin.

FETISH FOOD




A trop vivre dans des atmosphères de verrouille et dans l'austérité propre aux espaces islamisés d'Afrique du Nord, on a finit, ici, au Casablancasylum, par échafauder des maquis mentaux, sortes de cabinets de curiosités tapissés de fantasmes hystériques et de pulsions toxiques. Ainsi, si nous étions un personnage de BD, nul doute qu'il s'agirait du Pervers Pépère de Goetlib. Un tableau de maître? Le Jardin des Délices du franc-maçon Jerome Bosch. Une chanson française? L'hôtel Particulier (extrait de l'Histoire de Melody Nelson) and so on and so on...
Bref... il y a quelques semaines nous vous introduisions aux intérieurs acidulés des Love Hotels

, edens rêvés des "sexoholics", cocons de bétons pour concubins papillonnants, tournant parfois donjons pour crucifixions ou menotage express.
Aurait-on donc totalement foiré notre expatriation? Possible, à en croire le dernier article sur lequel on est tombé hier.
Oubliez les Love Hotels, lecteurs de petite moralité, votre Casablancasylum préféré a trouvé bien meilleure adresse : Les Shomunis.
Et revoilà notre lectorat les yeux ronds comme les soucoupes d'un service à thé oriental. Easy, reader! Tu sais bien qu'on est pas du genre à te laisser mariner dans ton jus d'ignorance très longtemps.
Et pour preuve. Les shomunis c'est ça!


Mais encore?

Bien, disons que le concept nait d'un constat assez simple : le harcélement sexuel étant en hausse dans les bureaux japonais, il fallait trouver un moyen d'offrir à ces foules de cadres lubriques un espace de décompression libidinal.
Ainsi, en plus des habituel sushis le shomuni offre à sa clientèle les services d'une nuée de soubrettes soumises et costumées qui, si vous le souhaitez pourront venir s'assoir sur vos cuisses pour vous nourrir à la cuillère ou épicer votre repas d'un strip tease quasi intégral.

Sûr que nous, ça nous changerait de nos serveurs à moustaches...


encore plus d'infos ici

TYPOGRAPHY

jeudi, février 22, 2007

AFROBEAST

Musical beast



Undesired beast.

mercredi, février 21, 2007

LE PEPLUM AMERICAIN

























Et pour ceux de nos lecteurs qui, comme nous, aiment à comparer notre modernité aux heures post-Décadence de l'empire des Nerons et autres Caligula, un article dressant un parallèle effronté entre le nombre de bases américaines implantées actuellement sur la planète et le nombre de garnisons dont disposaient l'Angleterre au climax de sa poussée coloniale ou encore l'empire romain avant son crépuscule. Les Etats-unis en comptait 38 en 2005, l'Angleterre Victorienne 36 et la Rome Impériale 37. Ainsi le nombre idéal de garnissons stationnées autour du globe pour atteindre la domination totale, se situerait entre 35 et 40.

par ici par ici pour l'article

POP CORN JESUS



Repentez vous lecteurs, car le royaume des cieux est proche ! Et dans sa magnificence, l'incrée envoya au révérend Larry G. Deitch la 666ème révélation : "ton office, en plein air tu dispenseras, tes serments sur 88,5 FM tu diffuseras, et les fidèles par milliers tu recevras".
Et Larry G. Deitch, révérend de la paroisse de Daytona Beach, fallait pas lui en chuchotter plus, tout gosse déjà il adorait sécher le cathé pour le ciné en Drive-In.


Dans le même registre on trouvera aussi, cette fois du côté de Tustin, California, le "prayer booth" que notre département "brouillage et décryptage" nous a traduit par la formule "stand de prière".


Et où l'automobiliste en mal de paraboles pourra, et ce sans grande dépense d'énergie, se faire liturgiser la tronche, le cul posé sur le cuir de son Oldsmobile.


Glory to you, Jesus-Jack

mardi, février 20, 2007

HISTORY REPEATING



Petit jeu : qui voyez-vous sur cette photo du carnaval de Düsseldorf ?
A) Des musulmans
B) Des terroristes
C) Des chars de Carnaval
Le Conseil des musulmans d'Allemagne a répondu par le point A) alors que toute personne sensée répondrait par le B) voire C).
Après les amalgames faits par le secrétaire du Conseil musulman de Grande-Bretagne, puis par la Grande Mosquée de Paris au procès de Charlie Hebdo, puis des états musulmans au sujet d'un numéro d'Historia consacré à l'intégrisme, voilà le Conseil central des musulmans d'Allemagne qui voit cette représentation de terroristes islamistes "une provocation pour le plaisir de la provocation", un "prejugé" et un "mensonge".
Le terrorisme ? Une mensonge ? C'est du révisionnisme. Condamnable par la loi.
Le terrorisme ? Un préjugé ? Sur qui ? Les terroristes eux-mêmes ?
Représenter le terrorisme ? Une provocation ? C'est une plaisanterie ?
De qui le Conseil central des musulmans d'Allemagne se moque-t-il ?
A l'évidence, l'élite de l'islam traditionnel est corrompue à l'extrême. Il faut se reporter aux voix lucides qui proposent de faire entrer cette religion dans la modernité. Notamment les amis de la liberté comme ceux de Secular Islam aux Etats-Unis, Nouvel Islam et le blog de Mohamed Sifaoui en France, ainsi que la myriade de sites en Angleterre, en Espagne, en Allemagne et dans les pays scandinaves.

Extrait du world famous DESINTOX de Léon (voir liens)

lundi, février 19, 2007

THAT'S THE WAY I PAT MY BABY ON THE BUTT !

Et pour vous faire oublier la pâleur de nos posts, deux bonnes basses bien lourdes.



DES ELEPHANTS ET DES HOMMES

Ah comme on aimerait, à l'instar de nos mentors du Culturalgangbang, nous faire chercheur d'or et remonter des eaux boueuses des médias français les fragments aurifères qui pigmentent joyeusement nos journées. C'est peine perdue. On est bien trop loin de tout ça, les journaux français nous parviennent avec un jour de retard et les chaines de télévision françaises nous ont été confisquées il y a déjà plusieurs mois. Ici tourd'ivoire.com, lecteur nous recevez vous?
Pas grave, on remontera pour la prochaine guerre civile, en attendant et à défaut de commenter notre actualité, on se tournera encore vers le passé, aujourd'hui via cette vieille canaille d'Edison.
Mais avant celà tournons nous vers le Luna Park de Conney Island. L'année : 1903.
Mais qu'est ce qu'on fout là?
On regarde Topsy.
C'est quoi ce nom ridicule? Et c'est qui ce Topsy?
Un éléphant.
Et?
Et Topsy, qui a longtemps fait les beaux jours du parc, commence à se lasser de la bouffe fadasse des gardiens, il songe aux après midi où il s'envivrait de figues pourries, fermentées sous le soleil d'Afrique, il en deviendrait même agressif. En moins de trois ans il tue trois gardiens, dont un qui essayait de lui faire avaler des cigarettes allumées. La sécurité nationale américaine frémit, la nation est en danger, la bête doit mourir.
Le cyanure n'y fait rien et l'animal s'envoie une pleine bassine de carottes empoisonnées sans broncher.
Apparait Edison dont la chaise électrique accomplie déjà des miracles.
Pff vous savez quoi? On a besoin de repos dans la rédaction.
La suite en images :

samedi, février 17, 2007

FENETRE SUR COUR
























En attendant d'acheter le poignard de Brutus, le révolver de Nathuram Vinayak Godse ou encore le piolet de Ramón Mercader, nos lecteurs fétichistes pourront se rabattre sur la fenêtre sur laquelle Lee Harvey Oswald appuya son rifle gun... actuellement en vente sur Ebay :

Fenêtre à guillotine

vendredi, février 16, 2007

AMERICAN BEAUTY

Spéciale dédicace à la Section 17, soon you'll be among them my friend, don't forget to blog and report.

ODYSSEE POLONAISE

jeudi, février 15, 2007

IN VINO VERITAS



"Le bouquet du vin est, ô combien, plus friand, riant, priant, plus céleste et délicieux que celui de l'huile! Et si l'on dit de moi que j'ai dépensé plus en vin qu'en huile, j'en tirerai gloire au même titre que Démosthène, quand on disait de lui qu'il dépensait plus pour l'huile que pour le vin. Ce n'est pour moi qu'honneur et gloire, que d'avoir une solide réputation de bon vivant et de joyeux compagnon; à ce titre, je suis le bienvenu dans toutes bonnes sociétés de Pantagruélistes. Un esprit chagrin fit à Démosthène ce reproche que ses Discours avaient la même odeur que la serpière d'un marchand d'huile repoussant de saleté."
Gargantua - Prologue.

Quand on vous dit que l'esprit du temps empeste la moraline, la préservation, l'économie libidinale et la vie saine!

Prenez nos élus. Autrefois, on les trouvait crachant joyeusement gauloises sur gauloises sur des plateaux télés embrumés comme des tableaux de Turner, leurs alvéoles goudronnées comme le tarmac d'Heathrow, s'amourachant de grands crus et de plats en sauce.


Et on repense à Chirac, ses deux baguettes par jours, ses 1664 en pagaille, un côté noceur qui nous déplaisait pas à nous au Casablancasylum. Et Churchill :


"Le secret de ma vitalité ? Je n'ai dans le sang que des globules rouges : l'alcool a tué depuis belle lurette tous mes globules blancs..."
ou encore
"Après la guerre, deux choix s'offraient à moi : finir ma vie comme député, ou la finir comme alcoolique. Je remercie Dieu d'avoir si bien guidé mon choix : je ne suis plus député !"

Aujourd’hui, nos présidentiables avancent le teint pâle, la langue ridiculement rose, tristement maigres et austères. Prenez par exemple Nicolas Le Sarkome. On sentait déjà chez lui le régime, la culture du "Mens sana in corpore sano". Le genre de type qui se surveille et ne se laisse pas aller. Inquiétant quoi. On sait depuis l’émission « Chez FOG » sur France 5 qu’il n’aime pas le vin. A la question : « Quel est votre vin préféré ? », il a répondu : « Je ne bois pas. »
Dans ma famille, on m’a toujours dit de me méfier des gens qui ne boivent que de l’eau et je garde encore le souvenir de ce vieil oncle ludion savamment imbibé qui ne se lassait jamais de nous répéter "quoi?! moi? boire de l'eau... pour me retrouver avec des tétards dans l'estomac!".


Sarkozy, c’est pire. Pendant ses repas, il prend du Coca-Cola. On comprend mieux son côté atlantiste. Ce qui nous rappelle au souvenir de Baudelaire : "Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables."

Bertrand Delanoë avait déjà bradé, en octobre dernier, 5000 bouteilles de premiers crus classés de la cave de l'Hôtel de Ville de Paris pour parer à une inondation de la Seine, avait-il expliqué. Est-ce que Sarkozy en fera de même avec la cave du palais de l’Elysée s’il est élu en mai Président de la République ?

Le pire reste à venir...

mardi, février 13, 2007

LA DIVINE DYSLEXIE



On connaissait Polemix et la Voix-Off pour leur travail de cut and paste sonore sur les pollichinelles de l’arène politique française. Les bidouilleurs en binôme nous livrent aujourd’hui le dernier fruit caustique de leurs fantasques échafaudages :
a ne pas manquer : "un petit caillou", détournement de l'histrion mystique De Villier ou encore "autant de viande" qui nous ressuscite un Georges Marchais pur jus... et d'autres et d'autres...

Bruno Candida

IGNOBILE VULGUS, SINE NOMINE VULGUS

Alors qu'on relisait hier "La vie des douze Césars" de Suetone, et qu'on rêvait de ces siècles calcinés, engloutis sous le poids de leur grandeur .... on tombe au réveil sur une photo parfaitement en phase avec notre humeur matinale et on rebondit sur un texte de Desproges.



"Un ami royaliste me faisait récemment remarquer que la démocratie était la pire des dictatures parce qu'elle est la dictature exercée par le plus grand nombre sur la minorité.
Réfléchissez une seconde : ce n'est pas idiot.
Pensez-y avant de reprendre inconsidérément la Bastille.
Vous me direz que celà ne justifie pas qu'on aille dépoussiérer les bâtards d'Orléans ou ramasser les débris de Bourbon pour les poser sur le trône de France avec la couronne au front, le sceptre à la main et la plume où vous voulez, je ne sais pas faire les bouquets.
Parce que c'est ça aussi la démocratie.
C'est la victoire de Belmondo sur Fellini.
C'est l'obligation, pour ceux qui n'aime pas ça, de subir à longueur d'antenne le football et les embrassades poilues de ces cro-magnons décérébrés.
La démocratie, c'est quand Lubitsch, Mozart, René Char, Reiser ou les batailleurs de chez Polac, ou n'importe quoi d'autre qu'on puisse soupçonner d'intelligence, sont reportés à la minuit pour que la majorité puisse s'émerveiller dès 20 heures 30, en rotant son fromage du soir, sur le spectacle irréel d'un béat trentenaire figé dans un sourire définitif de figue éclatée, et offrant des automobiles clé en main à des pauvresses arthritiques sans défense et dépourvues de permi de conduire."
P. Desproges

lundi, février 12, 2007

IN BED WITH SLAVOJ ZIZEK

On va pas théoriser des heures avant de vous balancer les vidéos qui suivent car pour tout vous dire, l'oeuvre de Zizek, ici, on en connait presque rien. Sorti de la lecture de son essai "Bienvenue dans le désert du réel" on sèche. On le découvre ici en live, grizli hyperactif et prophétique, geyser crachant sans relache comme mille puits de pétrole en feu, ici sur la philo et le "late capitalisme"



là sur l'amour


devant un parterre d'étudiants


et terminant par une digression sur la masturbation

dimanche, février 11, 2007

SELF EXPLANATORY

«La disparition du sens de la responsabilité personnelle est de très loin la conséquence la plus grave de la soumission à l’autorité. Bien que, dans ces conditions, un individu commette des actes qui semblent violer les critères de sa conscience, on aurait tort d’en conclure que son sens moral a disparu : la vérité est qu’il a radicalement changé d’objectif. L’intéressé ne porte plus de jugement de valeur sur ses actions. Ce qui le préoccupe désormais, c’est de se montrer digne de ce que l’autorité attend de lui.»

La soumission à l'autorité - Stanley Milgram



Ou pour vous la faire en français :
L'expérience de Milgram

PRIORITY DISORDERS



Une majorité de femmes américaines reconnaissent qu'elles pourraient se passer de sexe pendant quinze mois en échange d'une nouvelle garde-robe, selon une étude réalisée auprès de 1.000 femmes dans dix villes américaines.

Et ça n’est qu’un aperçu du rapport hommes/fringues qu’entretiennent les femmes…

Parmi ces amatrices de prêt-à-porter, 2% sont même prêtes à s'abstenir pendant trois ans pour des vêtements. Pour plus de six femmes sur dix (61%), il serait pire de perdre son vêtement préféré que ne pas avoir d'activité sexuelle pendant un mois. Concernant la durée d’une relation, les femmes âgées de 18 à 54 ans ont gardé leur vêtement préféré pendant douze ans et demi, soit une année de plus que la durée de leur relation la plus longue.

Croient-elles au conte de fée ? 70% des femmes disent croire au coup de foudre… quand il s'agit de trouver l'article parfait, alors que seulement 54% d'entre elles s'y fient pour rencontrer l'homme idéal ! Enfin, question confiance, près de la moitié des femmes interrogées (48%) disent pouvoir davantage compter sur leur vêtement favori que sur leur partenaire pour leur donner confiance en elle et l'impression d'être sexy.

samedi, février 10, 2007

jeudi, février 08, 2007

GREAT BALLS OF FIRE
























Relaxe toi lecteur, respire... détend toi, C'est ça... ferme les yeux.
Voilà tu peux les rouvrir, et si notre machine à remonter le temps fonctionne correctement tu es maintenant en 1934 quelque part dans la banlieue de Dublin, à Rathfarnham si tu veux tout savoir. C’est ici que le vieux poète irlandais William Butler Yeats se morfond, vieilli, usé et par dessus tout totalement impuissant, du point de vue sexuel j'entends (merde tu devrais nous connaitre). "Mes vers se retournent froids et cérébraux, écrit-il à l’un de ses amis, tout le désir et la lascivité qui émanaient de ma poésie se sont dilués".
Quelques semaines plus tard, le même ami le convainc de quitter sa suburb pour s’essayer, en toute discrétion, à une opération chirurgicale censée lui restituer la vigueur sexuelle de son adolescence.


En avril 1934 Yeats, Prix Nobel de Littérature, est opéré des testicules dans une sombre salle d'opération de Londres. Miraculeusement, en septembre de la même année, on retrouve notre versificateur vigoureux comme un jeune bonobo et prêt à entrer dans la période la plus créative que son existence. On lui prête même une liaison avec l'actrice Margot Ruddock, de quarante ans sa cadette.
Ah tu sourcilles tu gigotes devant les radiations improbables des pixels de notre Casablancasylum… mais attends, patience, tu n’as encore rien lu…
L’opération Steinach, du médecin du même nom, n’a pas séduit que le poète, on compte aussi parmi ses thuriféraires, un romancier (nobélisé également) Knut Hamsun, et, cerise sur notre gâteau du jour, l’illustre Zigzigmund Freud, psychiatre de son état qui finit lui aussi par baisser son pantalon dans la salle d'op du docteur Steinach. Le procédé inventé par Steinach est assez conventionnel comparé à celui qu'on s'apprête à vous dévoiler dans le paragraphe qui suit, pour l'instant il s'agit seulement d'une sorte de vasectomie censée affecter positivement le processus naturel de vieillisement. Une ligature des canaux déférents (canaux qui permettent aux spermatozoïdes de sortir de chacunes des testicules et de rejoindre la prostate). "Le coeur est rendu plus fort, la musculature se renforce, explique Steinach, la marche est ferme, droite, et le rêve est restauré"


Ah ce moment précis, la rédaction du Casablancasylum, plus encline à la contemplation des araignées perdues sous ses plafonds qu'à la rédaction de posts longs et décourageant pour le lectorat, la rédaction donc se dit qu'elle a fait son travail, que le lecteur en a eu pour sa journée, et qu'avec ça il pourra briller à son repas d'entreprise de midi. Mais non, évidemment on peut encore aller un peu plus loin, histoire de bien enfoncer notre clou, et de rappeler à notre lectorat qu'on a connu des époques d'expérimentations rococoesques qu'on aurait du mal à reproduire aujourd'hui, tout du moins certainemet pas dans notre occident légalisé, pasteurisé, super-secure, petite planète contemporaine et frileuse.


Voronoff ça te dit rien évidemment, triste sir que tu es, lecteur. Allez ne dis pas que tu n'aimes pas quand je te malmène ainsi... n'est-ce pas? Lubrique animal passé sous la guimauve de l'abrutissement-spectacle.
Passons! Va assouvir tes passions masochistes dans un espace spécialisé ou va te prendre une bonne rasade de tisane cathodique, ici aujourd'hui c'est de médecine qu'on traitera.


C'est en observant les oenuques en Egypte que Voronoff connu l'illumination. Il tira de leur fréquentation la certitude que l'émasculation produisait chez ces derniers une décadence physique comparable à la vieillesse.
Alors quoi? Les testicules comme centre énergétique de l'homme, le dernier chakra, le plexus solaire serait-il en réalité logé au fond de mes bonbons? Mais c'est énorme, encore plus gros que l'histoire du Saint Prépuce (pas mal aussi celle ci mais vous n'aurez qu'à la lire ailleurs).
De retour en France, Voronoff se lance donc sans plus attendre dans la transplantation de testicules de singes. La demande est telle qu'il projette de construire un grands parc rempli de chimanzée et autres babouins pour maintenir l'approvisionnement.


Pendant l'opération Voronoff place parallèlement le patient et son singe sur les tables d'opération, extrait les glandes du singe et les greffe dans les testicules du patient. En quelques semaines les tissus du singe sont absorbés et les hormones commencent à couler. "La vue est plus aïgue, les cheveux croissent" remarque Voronoff.

À Londres, Voronoff monte des expositions montrant des photographies de ses patients avant et après les opérations. Des octogénaires déconfits caramélisés, en état de décomposition avancé, qui de se transforment rajeunissent étrangement, pratiquent sport et équitation.


Et comme on fait dans le diplome suédois ce soir, on terminera avec un dernier palmé, le nommé France, Anatole, qui se présentera a 61 années à la porte du médecin, dans un état qu'on connait évidemment lamentable. Voronoff lui greffe alors un de ses best-sellers, les testicules d'un singe cinocéphale énorme. Vingt trois jours plus tard, selon Voronoff, Anatole France il lui rapporte sa première érection après plus de dix années de disette.

lundi, février 05, 2007

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Certains, qui sauront se reconnaitre, conversent avec le html avec une aisance quasi socratique et nous collent des scènes de saloons enfumés en-tête de blog, nous, on a beaucoup s'user la colonne vertébrale et ce qui y préside, rien à faire pas moyen d'arriver à quoi que ce soit en matière de design de page. Je te laisse juger par toi-même lecteur, à travers la page que tu as sous les yeux, du résultat de trois heures de trial and error fastidieux dans la rubrique "modifie toi même le html de ta page blogger"... Mais on a pas encore craché notre dernière dent, on s'y remets demain, pour toi lecteur et ton oeil insatiable.

samedi, février 03, 2007

MMMMH LOVE TO LOVE YOU BABY

Les critiques fusent. On vous a connu plus prolixe et mordant, que se passe-t-il dans les locaux du Casablancasylum? Pourquoi tant de latence entre chaque nouveau posts? Ce n'est rien amis lecteurs, juste... juste qu'on travaille sur d'énormes dossiers...

BENEIX VS ZELLER

Chez Casablancasylum on a nos bêtes noires, nos hommes à abattre, et quand Beneix s'avale l'insignifiant et euphorique bellâtre et apôtre du verbe creux Florian Zeller, nous on s'empresse de diffuser sa bonne parole.

jeudi, février 01, 2007

ULTRA-MARINE



"L’art tourne autour de la vie, le marché de l’art autour de l’argent"
Damien Hirst

Même si on a pas mal de moulins à vent qui nous tourbillonnent dans la tête, ici au Casablancasylum on aurait plutôt tendance à se considérer comme les rejetons de Debord que comme les enfants de Don Quichotte. Et du spectacle aujourd'hui on va vous en donner.

Notre vecteur?

L'artiste anglais Damien Hirst, déjection sublime du système spectaculaire et de son art contemporain tourné grande foire à la spéculation et aux plus-values records.

Donc pour ceux de nos lecteurs qui auraient passé les 20 dernières années dans les profondeurs d'un abri nucléaire, nous rappelons qu'on doit surtout à Damien Hirst, une oeuvre monumentale sobrement intitulée "L’impossibilité physique de la mort dans un esprit vivant". Le concept? Simple. Se mettre en cheville avec des pêcheurs australiens et leur demander de vous sortir des eaux un bon vieux squale de 4-5 mètres et de vous l'expédier fissa par container frigorifié. Une fois le bestiau réceptionné, sortir vos plus longues seringues, lui injecter des doses massives de formol et le plonger dans un aquarium géant rempli de la même solution jaunâtre. Et l'affaire est dans le sac... dans le bocal en l'occurrence.

Mais Hirst ne se contente pas de balancer des animaux marins dans le formol, il y plonge aussi des ruminants

Entiers :



Ou en tranches :



Et nous fait accessoirement partager une iconographie toute personnelle, ici la crucifixion :



Actuellement le maitre du scandale travaillerait sur une version de la Pieté composée de cadavres de vaches.
Et nous toutes ces vaches nous ramènent une fois encore au douloureux souvenir de cette Diam's dont on imagine ici très bien le corps flottant dans un cube vitré et rempli de formol.

Damien si tu nous lis....

mardi, janvier 30, 2007

APOCALYPSE NOW



Au Casablancasylum on adore être en phase avec l'état catastrophique de notre terre bleue comme une orange. Ainsi lecteur si tu verses comme nous dans l'amour de l'hécatombe tu pourras suivre en direct tout ces micros incidents qui font la joie quotidienne des tabloïds et autres médias spectaculaires :

CARTE EN TEMPS REEL DES INCIDENTS ET CATASTROPHES MONDIALES

dimanche, janvier 28, 2007

ETAT DES LIEUX

L'histoire circule encore à Casablanca. Il y a quelques années un bateau prit en chasse par la police le long des côtes de la ville finit par jeter à la mer des centaines de paquets de cocaïne. Au petit matin les promeneurs ramassent ces étranges petits sachets de poudres, certains comprenant immédiatement de quoi il s'agissait, d'autres, dit-on, les utilisèrent comme farine dans des préparations alimentaires. Aujourd'hui Casablanca ressemble vaguement au New York des années 80, celui de Jay McInerney et de ses romans "Les Oiseaux de Nuits", "The last Savage", celui de Bret Easton Elis, le New York cocaïné, la ville et ses vertiges verticaux enfièvrée dans l'extase chimique, la jet set et sa poudre.

UN COLLIER DE DIAM'S




"Il s'en passe des choses sous ton crâne
Rasé c'est plein de tristesse et de kif
Tu te vois encore en tenue léopard bourrée d'explosifs
Sauter de ton aéroplane"

Serge Gainsbourg, La Nostalgie Camarade.









Comme tout le monde, mais avec sa semaine de retard habituelle sur l'actu, Casablancasylum s'étouffe devant le triste spectacle des NRJ Music Awards. Le prix de la meilleure artiste francophone ayant été attribué à l'élégante et délicate Diams, ruminante bipède au champ lexical sensiblement égal à celui d'un macaque camerounais bouilli dans son jus et soigneusement ponctué de "merde" "putain" "fait chier".
Au Casablancasylum on ne se contente pas de dénoncer, on apporte aussi notre lot de solutions traditionnelles à vos problèmes contemporains. Ainsi le cas "Diam's" sera-t-il traité façon Jivaro. Quoi tu connais pas, lecteur? Va encore falloir qu'on perde notre temps à te rappeller que cette joviale petite tribu d'amérique du sud tire sa réputation des superbes réductions de têtes dont elle s'est faite une spécialité? Tu vas comprendre, ne panique pas, Casablancasylum va essayer de te la faire simple.


Comment un Indien Jivaro réagirait-il face à tel affront donc ? Simplement en se rendant dans les plus brefs délais dans l'appartement de banlieue de ladite boulette en survet. Une fois sur place, suivre les instructions suivantes :
Décapiter la fille le plus proprement possible et filer à l'anglaise par la cage d'escalier avec ton trophée.
Une fois rentré à la maison entailler la nuque et le cou de la tête afin de pouvoir facilement en ôter le crâne.
Reste alors juste le masque de peau.


Prendre ce dernier, coudre la bouche et les yeux et tremper le tout dans une décoction de baies sauvages pendant... disons une heure.
A l'issue de cette étape la peau est sombre et caoutchouteuse, et la taille de la tête a été réduite au tiers de sa taille originelle.
Retourner le masque afin de racler au couteau le surplus de gras et de chair qui seraient encore éventuellement accrochées à la peau.
Une fois le truc bien propre, le recoudre pour en faire un petit sac qu'on remplira de pierre et de sable.
Nous voilà alors avec une tête de Diams réduite. Habituellement les Jivaro aiment à les porter en pendentifs ; on prendra donc soin de faire de la micro tête de Diams un collier de cérémonie. Collier qu'on pourra éventuellement offrir en guise de présent à Arthur l'animateur ultra élitiste pour sa prochaine surprise party.

Fin de la communication...............................................

Et pour nos lecteurs apprentis éthnologues :

Tout sur les Jivaros et leurs techniques de réductions de cafetières

jeudi, janvier 25, 2007

STAIRWAY TO HEAVEN




Redecker peut dire ce qu'il veut, il est quand même chez lui et rapidement protégé en cas de pépin. Pour nous c'est un autre son de minaret, si on se prend un fatwa sur l'orteil, ici, à part les feignasses sous tranxène du consulat français, y'aura pas foule pour sauver nos gorges goudronnées des longs couteaux de bouchers verts. Pas grave on se lance.
Alors dites-nous, lecteurs, vous n'avez rien remarqué lors du dernier pélérinage de l'Aïd? Rien? Ah masses informes et ignorantes! Allons faites un effort... non? Toujours pas. Très bien.
Lors du dernier pélérinage donc, pas de grandes bousculades comme à l'accoutumée, pas de pélerins étouffés piétinés et comprimés à mort par la blancheur de la foule, pas d'incident notoire, rien à voir avec les deux cents et quelques victimes de l'an passé pour ne citer que 2006.
Alors quoi? Faut-il y voir une intervention célèste et pour une fois exceptionnellement bienvieillante?
Hola hola petit homme, pas si vite. Non si cette année les centaines de milliers de pélerins sont rentrés "saints" et saufs ce n'est certes pas l'oeuvre de Dieu mais plutôt celle d'un type appelé Dirk, Dirk Helbing qui a du touché le bingo puisqu'employé par les autorités saoudiennes en tant que consultant en dynamique des foules.

Après moultes études basées sur les archives vidéo des anciens pélérinages, le professeur de l'université de Dresden a trouvé le god damn bottleneck area (le goulet d'étranglement si vous préfèrez) et leur a alors pondu un plan de déambulation idéal :


Et, exalté par sa mission, a planché dur sur 3D StudioMax, modernisant légèrement l'ensemble pour un avenir encore plus sûr.



Les détails sont ici : Dynamique des foules : étude de la Mecque

mercredi, janvier 24, 2007

ULTRA MODERNE SECURITE


























Extrait de l'indispensable Bakchich

:

L'époque n’est certes pas à la légèreté. On peine toutefois à croire qu’elle puisse être si lourdement plombée par la connerie. Pierre Orofino, 59 ans est un professionnel de la communication. Un peu original, diront certains de cet homme qui a travaillé avec Zitrone (Léon), Balladur (Edouard), la maison d’Iran (caviar), et l’on en passe. Un carnet d’adresses long comme le bras, des relations dans la presse, l’industrie, chez Patrick Ollier (secret défense) et jusque chez des collaborateurs de Sarkozy (haute police). Pierre est aussi président d’honneur de l’Ecole supérieure de Journalisme de Paris.

Depuis 35 ans Pierre Orofino expédie ses vœux. Ça fait partie de son boulot. En bon pro, il sait que le plus souvent la petite carte part à la poubelle avant d’être lue. Aussi chaque année faut-il trouver un nouveau « truc » pour retenir l’attention. Sa spécialité c’est le machin qui tombe. 1974 : un peu de sable du désert. 1981 des confettis. 1993 de la poudre de perlimpinpin, et puis du sel etc etc.

« Ce n’est pas évident de se renouveler » explique-t-il à Bakchich : « Pour cette année de haute tension électorale, j’avais le désir d’envoyer des vœux apaisants , un message d’amour. Je pense à Cupidon, mais c’est pas facile de faire rentrer des flèches dans une enveloppe. Et le facteur aurait pu se piquer… »

C’est ainsi qu’aux premières heures de 2007 une bonne centaine de ses amis ou relations reçoivent des vœux ainsi libellés : « bonne année pleine de balles…de cœur ».

Le message est accompagné de sept petites billes de plombs comme celles dont se servent les enfants pour leur pistolet. Les innocentes bi-billes n’ont pas fini de rouler sur le plancher des ministères que déjà sonne le tocsin de l’attaque terroriste. Sept !? N’est ce pas là le nombre de têtes de la bête de l’Apocalypse ? Branle bas de combat donc.

Le dangereux terroriste avait laissé son nom adresse et numéro de téléphone, quel amateur !

Mais pas partout… Du ministère des anciens combattants où, peut-être, en a-t-on vu d’autres, c’est avec des félicitations que l’on accueille l’ingénieuse trouvaille …

A Matignon, une secrétaire de Dominique de Villepin prend la peine de répondre et d’ajouter à la main sur une lettre type « touché au cœur » par vos vœux ». La malheureuse si elle savait !

Car quatre ministres, et pas des moindres, l’ont très mal pris. François Baroin, Xavier Bertrand, François Loos, et Jean-François Copé portent plainte pour « menaces de mort » contre dépositaire de l’autorité publique. La brigade de protection des personnalités est saisie et ses hommes se mettent en chasse.

Pour son malheur, Pierre Orofino a mis à profit la trêve des confiseurs pour visiter sa famille aux 4 coins du pays. Un jour en Bretagne, le lendemain à Strasbourg. Il n’est donc pas joignable début janvier. Un élément qui vient conforter la piste terroriste…

Personne ne s’attarde sur le fait que le nom, l’adresse du terroriste figurent sur l’enveloppe de vœux, et sur la carte avec en prime son numéro de téléphone. Lequel donc reste obstinément sourd aux assauts de l’anti-terrorisme. Du coup c’est le téléphone de la cinquantaine de membres identifiés de la famille Orofino de France et de Navarre qui se met à sonner. Ubuesque …

C’est ainsi que notre « fuyard » apprend qu’il est activement recherché. Lundi 8 janvier, pas plus inquiet que cela, Ortofino se « rend » à la police, au château des rentiers. Quelques explications vont permettre de lever le malentendu ?

Pas du tout ! Après 52 heures de garde-à-vue ( !!) il est déféré au procureur, et mis en examen pour « menaces de mort ». « J’ai pris cela avec détachement et j’ai tenté de garder mon, sang-froid », raconte-t-il, « mais mes interlocuteurs policiers, même sceptiques sur la gravité de mon cas, avaient des consignes et se référaient constamment aux ordres de la « hiérarchie ». Ainsi ai-je eu affaire à pas moins 21 fonctionnaires différents . Je les ai comptés. »

Au terme de presque trois jours de garde-à-vue, Pierre Orofino est enfin extrait de sa cellule « anti-terroriste ». La justice va –t- elle montrer plus de sérénité pour aborder son cas ?

Pas plus. Jean-Julien Xavier-Rolai le substitut chargé de son dossier n’apprécie guère que Pierre Orofino s’explique sur son affaire avec si peu de gravité. « C’est vrai que j’avais l’impression que c’est à moi que l’on faisait une blague. Et face aux accusations portées, devant le grotesque de la situation, j’avais du mal à prendre tous ces gens au sérieux. Alors même si je me pinçai pour me retenir ça me faisait quand m^me un peu sourire. »

Pas normal. Un prévenu qui sourit c’est très inquiétant. Le substitut a vite fait d’ailleurs d’en conclure qu’Orofino est « maniaco-dépressif ». Si notre communicant échappe finalement à Sainte-Anne et à l’internement, il ne coupe pas à une mise en examen pour « menace de mort contre personne dépositaire de l’autorité publique ». Désormais sous contrôle judiciaire ( tant qu’à faire… ) Orofino sera jugé en mars prochain devant la 28 ° chambre correctionnelle. Il encourt cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende. Les personnalités , monsieur, ça ne rigole pas

L'ETERNEL RETOUR


























Good news guys! Pour les rares qui nous suivent et qui connaissent nos désormais dépassés déboires, we back and kicking !

mardi, janvier 16, 2007

POUPEES RUSSES




Aujourd'hui Mardi 16 Janvier, le staff technique de Maroc Telecom se refuse toujours à rétablir notre connexion internet, et ce, vingt jours après notre première demande. A ce titre, l'intégralité de la rédaction du Casablancasylum s'accorde à ce que la Palme de l'Entreprise la Plus Sous-Développée du Bled soit attribuée cette année à cette société dont le slogan nous promet un "monde meilleur" : Maroc Telecom.



Si on s'était expatriés en Russie à défaut de surfer sur internet on aurait au moins pu aller se changer les idées en participant au
Concours Annuel de Rafting sur Poupées Gonflables



Pour l'instant on patiente en s'excusant de ne pouvoir vous alimenter de post un peu mieux léchés...

lundi, janvier 15, 2007

PAYSAGES PARANOIAQUES





















Bouh !!!
Oui lecteur, le monstre respire encore, muselé mais bien vivant.
La raison de ce mutisme? Toute simple. L’Afrique mes frères. Et en Afrique une société de télécommunication vous demande plus de 15 jours pour vous installer une nouvelle ligne téléphonique. Résultat, huit réclamations déposées dans les services concernés et toujours aucune activation au niveau de notre prétendue nouvelle ligne.
Qu’à cela ne tienne, nous publierons désormais via notre connexion au bureau.
Coupé du réseau et de ses distractions, on est donc retourné à nos premiers amours, les livres, et ne resistons pas à vous aiguiller vers un des derniers ouvrages de Vladimir Volkoff, “Petite Histoire de la désinformation” disponible aux Editions du Rocher.
Volkoff y expose les opérations qui, du Cheval de Troie au Villages Potemkine jusqu’à l’ère Internet, permettent de se faire une idée sur les méthodes employées par les désinformateurs.
Dans la broussaille de ses anecdotes notre cervelle se perd. On en retient quand tout d’abord cette citation de Soljenitsyne découvrant le principe de la Pensée Unique si chevillée à notre vieil occident (merde on commence à parler comme Dantec ici):
“Sans qu’aucune censure ne soit appliquée, l’occident sépare scrupuleusement les idées à la mode de celles qui ne e sont pas, et ces dernières, sans être interdites par quiconque, ne peuvent être réellement exprimées ni dans la presse périodique, ni par le livre, ni du haut des chaires universitaires... ce n’est pas par la contrainte directe, comme en orient, mais par la nécessité de complaire aux standards de masse, que les personnalités qui réfléchissent avec le plus d’indépendance sont mises dans l’impossibilité d’apporter leur quote-part à la vie de société. Apparaissent de dangereux traits d’un instinct grégaire qui interdit un développement efficace”. Voilà qui devrait ravir Soral.


Plus loin Volkoff prend pour exemple la version 1977 du Dictionnaire des synonymes. Extrait :
“les mots y sont accompagnés de phrases censées illustrer leur significations... phrases composées par les auteurs pour la circonstance. On comprends que leurs sympathies politiques apparaissent à propos de termes déjà lourds de sens politique comme “noble” ou “socialiste” mais on s’étonne un peu de voir des mots neutres comme long, lourd, maigre raide, servir à instiller dans l’esprit du lecteur une certaine attitude politique”
Parmi la centaine de définitions citées par Volkoff on vous a gardé les plus croustillantes :
“Adhérer : il adhère au parti socialiste”
“Affranchir : il s’est affranchi des valeurs traditionnelles”
“Bâtard : les rois de France ont eu de nombreux bâtards”
“Battre : je dis qu’un père qui bat son enfant n’est pas un bon pédagogue”
“Famine : salaire de famine”
“Lourd : de lourds impôts frappaient les petits revenus”
“Pour : les électeurs se sont prononcer pour le candidat de gauche”
“Pourrir : le gouvrenement a laissé pourrir la situation sociale”
“Race : la race des Capets s’est éteinte” ?
“Satisfaire : le patron a du satisfaire aux revendications de ses ouvrirers”
“Vice : les hautes personnalités du régime vivaient dans le vice”

Question. Un appel aussi systématique à la haine de classe mérite-t-il le nom de désinformation?

Oui répond Volkoff, oui si on y applique la définition suivante : la désinformation est une manipulation de l’opinion publique, à des fins politiques, avec une information traitée par des moyens détournés.
Oui il y a bien traitement de ‘linformation, linguisitque en l’occurence.
Oui il y a bien tentative de manipulation de l’opinion (sinon pourquoi cette convergence et cette insistance?
Oui cette tentative poursuit bien un but politique : la lutte des classes.
Oui elle utilise bien des moyens détournés puisqu’elle s’exprime sous la forme d’un dictionnaire et à propos des mots les moins propres à véhiculer un sens politique.Il y a donc un thème : l’appel à la lutte des classes et le refus de l’autorité traditionnelle... et un support : le dictionnaire.
Et l’affaire est ficelée.
Mais le livre ne se résume pas à ces quelques poussées de paranoä comme on les affectionne tant au Casablancasylum. Beaucoup de vieilles archives, affaires tues ou enterrées à la hâte.
Quoi tu réclames encore un extrait, lecteur, mais tu pêches par gourmandise canaille, soit, une fois encore le Casablancasylum contribuera gaiement à ta damnation éternelle.

Et extrait :

“Pendant la deuxième guerre mondiale les britanniques portèrent l’intoxication à un haut degré de perfection, en particulier avec Sefton Delmer et sa “radio noire”.
Delmer était conscient que des nouvelles soigneusement choisies, habillement présentées forment la plus subversive des propagandes. Et il résumait ainsi “l’opération noire” (il appelait ainsi les actions de désinformation) “la plus simple et la plus efficace est de cracher dans la soupe de quelqu’un en criant Heil Hitler”
Delmer émettait en allemeand ou en italien, et , loin de faire de la vulgaire propagande anti-nazi, il s’annonçait par exemple comme une radio allemande émettant de la musique et des bulletins d’information “déstinés à nos camarades de la Wehrmacht”.


Goebbelsavait déclarés qu’il ferait distribuer des vivres aux ouvriers des usines, la radio de Delmer annonça que ces vivres contiendraient du Pervitin pour accroitre leur productivité.
Comme les enfants de familles bombardées de Hambourg étaient évacués vers l’est, Delmer fit courir le buit que des épidémies sévissaient dans les camps où ils seraient reçus, sous la forme de l’annonce suivante : “le docteur Conti, ministre de la santé du Reich, félicite les officiers médicaux des camps d’enfants... pour le dévouement exemplaire avec lequel ils soignèrent l’épidémie de diphtérie qui s’est déclarées parmi les enfants dont il a la charge. Il exprime son espoir de les voir triompher de la pénurie tragique de médicaments et de pouvoir ainsi réduire le taux de mortalité à une moyenne de soixante morts par semaine...
...Il mit au point une étiquette avec des instructions sur la manière de saboter un sous-marin. Ces étiquettes furent collées par les résistants norvégiens sur des osu-marins allemands. “Le but de l’opération était moins d’inciter les équipages au sabotage qu’à inquièter les services de renseignement allemands”
... Il publia un magazine d’astrologie intitulé Zénith qui contenait des horoscopes malveillants pour les principaux chefs du Reich et fit passer dans la presse allemandes (grâces à des complicités polonaises, des articles apparemment patriotiques où avait été glissée une phrase pessimiste. Par exemple, l’un deux célébrait le cinquantième anniversaire de l’amiral Dönitz en termes parfaitement respectueux. Il précisait cependant que “en raison de la perte d’une trentaine de sous-marins par mois en moyenne, l’amiral (avait) perdu un peu de son entrain et de sa fraîcheur juvéniles”.
... Un véritable duel opposa Delmer à Goebbels. Cela à propos des tickets de rationnement allemands. Delmer en avait fait imprimer de faux dont la RAF inondait l’Allemagne par parachutage. Les allemands s’aperçurent du stratagème et les imprimeurs changèrent de modèle de ticket. Les britanniques les copièrent à la perfection. Alors pour prouver que les faux anglais étaient maladroits et faciles à détecter et “propre à mettre ceux qui les utilisaient en prison”, Goebbels fit faire de faux faux de manière si grossière que la supercherie fût aussitôt visible.”

mercredi, janvier 03, 2007

Intervention extérieure


Devant le manque d'inspiration du propriétaire de ce blog, la section 17 de la matrice parisienne reprend encore le contrôle de votre blog préféré. Ce soir, une nouvelle cause mérite d'être abordée...
"L’anonymat d’Internet permet à quiconque de se faire passer pour quelqu’un d’autre, notamment pour un adulte qui souhaite entrer en contact avec des mineurs, mais aussi tout simplement pour un jeune internaute qui, caché derrière son écran d’ordinateur, en profitera pour être malveillant avec un autre."
Première remarque : il faut savoir que l'anonymat parfait n'existe pas sur internet, il existe toujours des traces quelque part chez votre provider ou sur le serveur que vous avez consulté. Cet état de fait est une très bonne chose car cela rend possible les poursuites contre les ordures qui profitent du web pour abuser de la crédulité des plus jeunes.
Deuxième remarque : visiblement, des adultes utilisent les moyens modernes des technologies de l'information pour assouvir des penchants inacceptables alors que dans de nombreux pays il suffit de se rendre dans un bar ou de se promener dans la rue et de payer pour obtenir les services de mineurs...comme au Maroc. Il est de notoriété publique que ces pratiques existent dans plusieurs villes du Maroc et que des français (d'autres nationalités?) profitent de la misère de certaines familles...Il y a tant de choses magnifiques à découvrir au Maroc...laissez tranquille les enfants, prenez un sac à dos, faites une randonnée...avec un peu de chance vos idées libidineuses pourraient disparaitre.

mardi, janvier 02, 2007

WAR, CHILDREN, IS JUST A SHOOT AWAY...

Oui au Casablancasylum on vous ballade du "Enta Omri" de Kalsoum au "Gimme Shelter" des Stones, pierres angulaires de la double voûte de notre cathédrale polyphonique.

Prise de contrôle provisoire


Nous, front de libération du Tibet section 17 matrice parisienne avons décidé de prendre pacifiquement et amicalement en otage l'antre de la bête Antiphon afin d'adresser un message au peuple "libre" du Maroc. Nous imaginons déjà les réactions..."libre"? Vraiment? Faut pas déconner, il y une balance à chaque coin de rue au Maroc...Certes ce n'est pas faux mais nous souhaitons attirer votre attention sur le fait que le sort du peuple Tibétain est bien pire...Pour exemple, la Chine a choisi le terme d'armée populaire de Libération pour ses forces impérialistes, c'est passionnant, non? Armée populaire? Populaire? vraiment? Populaire car connue par de nombreuses personnes qui ont vécu l'oppression. Armée de Libération? Il faut libérer quelqu'un? Depuis quand le peuple tibétain est pris en otage par quelqu'un d'autre que le gouvernement chinois? Mystère...

« Le drame a commencé en 1950, lorsque la puissante armée chinoise a envahi le Tibet. Depuis lors, l'un des plus beaux et des plus rares pays du monde, aux traditions pacifiques et religieuses, résiste avec l'énergie du désespoir à l'anéantissement qui le menace. L'agonie du Tibet, ce n'est pas seulement des hommes assassinés, des nonnes et des prêtres torturés, des milliers de gens déportés dans des camps de ré-éducation, c'est aussi un véritable génocide culturel, linguistique et religieux poursuivi par les autorités chinoises pour rayer ce pays et cette civilisation de la carte du monde. [...]
Mais ils ont tort. Le dalaï-lama, homme pacifique, tolérant et courageux, incarne à merveille son peuple en sursis. En courant le monde avec son bâton de la paix, il témoigne que son pays vit encore et que nous pouvons l'aider à le sauver. »

Elisabeth Badinter, préface à « Tibet, mort ou vif », de P-A. Donnet (Ed. Gallimard)


BILAN APRES PLUS DE 50 ANS D'OCCUPATION CHINOISE :

- Plus d'un million de morts
- Plus de 6 000 temples détruits
- Stérilisations et avortements forcés
- Tortures systématiques sur les prisonniers
- Le niveau de vie le plus bas de la R.P. de Chine
- L'environnement gravement menacé (déforestation massive, surexploitation des ressources minières, destruction des espèces animales sauvages, stockage de déchets radioactifs, essais nucléaires...)
- Des millions de colons chinois dans les régions annexées de l'Amdo (Qinghaï) et du Kham (Sichuan)

- Depuis 1987, d'importantes manifestations ont eu lieu en faveur de l'indépendance. Durement réprimées (des centaines de morts), elles furent suivies d'un an de loi martiale (1989-90). Aujourd'hui, les autorités chinoises poursuivent leur « normalisation » et intensifient la colonisation.

Nous, front de libération du Tibet section 17 matrice parisienne, tenons à attirer votre attention sur le fait que cette situation ne changera pas facilement dans la mesure où la puissance économique de la Chine lui confère maintenant une forme évidente d'impunité. Pour mémoire, 40% des produits vendus par le numéro de la distribution mondiale la bête Wal-Mart provient de la Chine...le continent Africain est en passe lui aussi de subir un sort identique aux pays les plus avancés. Il reste une chose à faire, boycotter les produits chinois !!!

lundi, janvier 01, 2007

MIGRATION EN COURS

La rédaction de Casablancasylum change de locaux. A cette occasion, la régularité de nos interventions risque d'être gravement affectée, nous comptons donc sur la patience de nos lecteurs, de Casablanca à Oulan-Bator, et feront de notre mieux pour vous réalimenter très rapidement.

dimanche, décembre 31, 2006

DIVINES MODULATIONS



«Nuit, tes étoiles sont témoins de mes tourments, ô nuit ! Elles ont entendu mes plaintes et mes larmes, ô nuit ! Que de fois je t'ai confié mes insomnies. Que de fois je t'ai suppliée et que de souffrances j'ai endurées !»


Au risque de larguer une fois encore en pleine mer notre lectorat occidental on vous entretiendra ce soir d'un phénomène à côté duquel le culte voué au King Presley n'est que poussière : le phénomène Oum Kalsoum, vieille passion du Casablancasylum dont les couloirs froids s'embrasent parfois sous les modulations hypnotisantes de la diva du Caire.

1967, Oum Kalsoum chante à l'Olympia, à Paris. C'est unique. Le patron, Bruno Coquatrix, incrédule et peu informé, l'a programmée dans un creux, un lundi. C'est l'émeute. Ils sont venus de partout, de Boulogne-Billancourt, de Belgique, d'Allemagne, de Suède en charters, en bus, en voiures. C'est complet. Un richissime prince arabe braque la caissière, muni à la fois d'une arme et d'une grosse liasse de dollars. Alerté, Coquatrix offre au fan enflammé un tabouret dans une allée. Et Oum chante, pour l'unité arabe, pour l'Egypte fraîchement mise à mal par la guerre de six jours contre Israël. Dans la salle, il y a des juifs, raconte alors Coquatrix. Ennuyé par le militantisme de la dame aux lunettes noires, il s'enquiert de l'état psycho-politique d'un de ses amis, qui lui répond : « Ce n'est rien, c'est Oum, c'est tout. »



Née vers 1904 à Tmaïe al-Zahayira, un village situé dans le delta du Nil, Kalsoum, fille d'un imam de mosquée, a naturellement débuté par des chants religieux. Son patronyme circule vite dans la région et tout le monde parle d'un androgyne (son père tenait à ce qu'elle s'habille en garçon bédouin) à cordes vocales uniques. En visite à Tmaïe, Cheikh Abu al-'Alla, spécialiste de la déclamation du maqam, l'entend, tombe en extase et lui suggère, ainsi qu'à sa famille de s'installer au Caire, marchepied indispensable pour accéder à une notoriété à la hauteur de son talent.


Chanteuse de l'émotion pure, lunettes noires et foulard en main, « Sett », « la Dame », la « Mère des Arabes » déclenchait cris d'amour, déchirements profonds et exaltations épidermiques pendant ses concerts, qu'elle donna à partir de 1934 tous les premiers jeudis du mois au Caire, alors, à ce moment précis, toutes les rues du monde arabe, de Beyrouth à Tanger se vident, certaines réunions ministérielles sont même écourtées pour écouter le dernier récitale de la diva.
Partout, de Rabat à Bagdad, on collait l'oreille au transistor. Les plus mélomanes gravaient le concert sur des galettes de cire pendant la diffusion. Dans le centre-ville du Caire, le petit peuple de la rue et les groupes d'intellectuels se pressaient sans distinction de classe dans les cafés.

Portée par l'essor de la radio (elle inaugura La Voix du Caire en 1939), puis du transistor, sa voix s'insinuera jusqu'au plus profond des campagnes et des bidonvilles. Oum Kalsoum porte-drapeau d'un style identifié comme proche-oriental, avec ses ouds (les luths) et ses derboukas mariés aux contrebasses et aux violons, avec des arrangements à l'occidentale, mais en volutes et en vers répétés en boucle, mais jamais à l'identique, comme dans ce morceau où elle répète "demandez aux verres de veins s'ils n'ont jamais touché ses lèvres" jusqu'à l'ivresse.


Car Kalsoum c'est la musique du buveur vous dira l'homme de la rue, et nombreuses ont été les fois où ici au Maroc onn se l'es entendu dire :"Ah oui c'est la musique des fumeurs, une musique pour drogués alcooliques solitaires". La musique qu'on peut encore entendre dans les bars enfummées du vieux centre ville de Casablanca, musique de perdition, musique des grandes mélancolies, musique éther bleu velouté.


« Rends-moi ma liberté, dénoue mes mains/Je t'ai tout donné et n'ai rien gardé pour moi/Mes poings saignent encore à cause des liens que tu m'as fait porter/Pourquoi les garderais-je encore alors que tu m'as tout enlevé ?/Pourquoi resterais-je captive alors que le monde s'ouvre à moi ? » : ces vers d' Al Atlal donnent la mesure de la complexité et de la richesse de cette femme très politique (l'a jamais vu porté le voile?) : émancipée dans une société en mutation.

Elle sera l'amie du roi Fouad, puis de son successeur, en 1936, le roi Farouk. Elle sera la servante du panarabisme de Gamal Abdel Nasser après la révolution de 1952. Elle chantera la nationalisation du canal de Suez, la réforme agraire, le barrage d'Assouan, la gloire de la révolution irakienne de 1958 et celle d'Anouar El-Sadate et continuera de fasciner le foules arabes (on voyait à ses concerts, des hommes se jeter littéralement à ses pieds ou rentrer dans des transes insoupçonnées).

Son décès le 21 Janvier 1973 provoque de tels mouvements de foule que les autorités décident de reporter les obsèques de deux jours afin de permettre aux endeuillés du monde entier de rejoindre le Caire. Et, le jour de l'enterrement, des millions d'égyptiens en pleurs arrachent le cercueil du cortège officiel pour le porter pendant plus de trois heures à travers les rues du Caire, marquant des arrêts dans les lieux qu'elle avait particulièrement aimé.

Et nous on vous laisse avec ...