dimanche, septembre 09, 2007

ROCOCO MOROCCO


Au Casablancasylum on aime les théories improbables, les affirmations fumeuses et ici ce soir encore nous marchons sur des oeufs, proposant sans complexe à notre fidèle lectorat planétaire un paralèlle entre la modernité à l'occidentale (dite "classique") et la modernité version marocaine (dite "rococo").
L'idéal classique est fondé sur deux valeurs universelles et fondamentales: l'ordre et la raison. Le Rococo quant à lui se démarque du classicisme par un enrichissement décoratif particulièrement chargé, exubérant, quintessencié.
Et ainsi en va-t-il également de la modernité. Déclinable en mode classique, baroque ou rococo.

On ne peut pas vraiment dire que le Maroc ait absorbé ou intégré le style de vie occidental. Il serait plus juste, plutôt que de parler d’absorption ou d’intégration, d’avancer tout de suite le mot : accentuation. Car on est ici confronté à une involontaire théâtralisation de l’occident contemporain. Et Casablanca dans sa modernité, nous apparaît parfois comme la version rococo du monde occidental. Le rococo entendu ici, nous le rappelons, comme style du débordement, de la surcharge aboutissant à un spectacle exalté et éblouissant. Le baroque et son goût pour l’ornemental et la mise en scène.
Le Mâarif est la perle rococo-chic du Maroc. Sur le trottoirs, de petites paysannes berbères à peine descendues de leurs montagnes paradent dans des vêtements de boite de nuit, comme sorti d'un clip de Snoop Dog, les yeux dissimulés derrières des lunettes imitations Christian Dior, on les prendrait presque pour des V.I.P. Le mâle lui, campe dans une version tout aussi rococo de la masculinité, tout en excès, tournant parfois dangereusement vers le burlesque à moustache.
Si le comportement était musique, la frime en serait le mode rococo. Et Casablanca la capitale nécessaire.
Postulat premier : le monde est un immense théâtre, un théâtre à ciel ouvert.
Postulat second : le théâtre est un monde d’apparences et de costumes trompeurs, un monde d’illusions
Conclusion : avec sa parfaite dramatisation et son souci de l’accentuation, la société casablancaise est le modèle le plus abouti du théâtre, même si son spectacle tourne parfois au cirque de foire.

3 commentaires:

freestyle-ideology a dit…

théâtralism? ça ne serait une euphémisme du terme schyzophrènie, une façon d'être gentil avec les acteurs marocains?

Anonyme a dit…

Au Casablancasylum on aime les théories improbables, je vous propose du morocco pas rococo et voici le lien https://foryourears.com/frames.php?main=artists&sub=artist_50

enjoyed

Imane a dit…

ce ne serait pas un peu une occidetanlision omarocanisée, élégance ici, ne rime pas toujours avec sobriété, il n'a y qu'à regarder nos fêtes de mariage, bracelets, etoffes brodées, et ceintures en or, élégance ça veut dire, m'as tu vu..style, ça coûte cher mais il faut que ça se sache, faut qu'on me voit, que ça se voit que ça eblouisse..
c'est plus interessant que mimer tt bonnement l'occidental,c ze moroccan touch plizzzzzzzz..:))